La 5e édition du Sommet de l’Éducation d’Istanbul s’achève par un appel à « Guérir par l’Éducation »
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La 5e édition du Sommet de l’Éducation d’Istanbul s’achève par un appel à « Guérir par l’Éducation »

La 5e édition du Sommet de l’Éducation d’Istanbul s’achève par un appel à « Guérir par l’Éducation »

Organisé sous le thème « Améliorer le monde par l’éducation », le Sommet de l’Éducation d’Istanbul s’est conclu avec une forte participation. Le sommet s’est poursuivi avec les évaluations d’experts portant sur les enjeux contemporains du domaine éducatif. Il s’est terminé par le discours de clôture et la cérémonie de remise des prix prononcés par la professeure associée Zeynep Arkan, membre du Conseil d’administration de la Fondation Maarif de Türkiye et présidente du comité d’organisation du Sommet. Arkan a souligné l’importance de l’événement en déclarant : « Chaque appel, chaque idée exprimée lors du Sommet de l’Éducation d’Istanbul a nourri une recherche commune : celle d’une éducation capable d’opposer la conscience, la justice et le bien à tout ce qui blesse l’être humain. »


Les dimensions humaines et sociales de l’éducation à la loupe

Lors du premier panel, intitulé « L’art d’humaniser au-delà du programme scolaire », les intervenants ont mis en avant que l’éducation n’est pas seulement un processus d’enseignement, mais un parcours transformateur pour l’individu et la société. Il a été souligné que le Sommet de l’Éducation d’Istanbul est devenu une plateforme contribuant aux processus d’élaboration de politiques à l’échelle mondiale. L’accès de chaque enfant à l’éducation a été présenté comme la première étape pour améliorer le monde. L’accent a été mis sur le renforcement de l’apprentissage socio-émotionnel, l’inclusivité des environnements scolaires et la promotion de la pensée critique.

Dans le panel « De l’école à la société : un écosystème de coopération », les intervenants ont rappelé des exemples d’hospitalité manifestés par la Türkiye en période de crise et ont mis en lumière le rôle de l’éducation dans le renforcement de la culture de la paix. Ils ont signalé que les enfants qui vivent la diversité ensemble contribuent à la cohésion sociale. Ils ont également souligné que l’éducation doit être renforcée non seulement dans les limites de l’école, mais aussi grâce à un réseau durable de coopération avec les familles, la société et les partenaires internationaux.


La voix de la jeunesse s’élève dans le dernier panel

Lors de la session « Un appel de la jeunesse pour demain : de l’idée à l’action », les jeunes intervenants ont évoqué le rôle déterminant du courage et de la résilience dans le passage à l’action. Ils ont insisté sur la fonction de l’éducation qui relie les jeunes à l’histoire, à la société et à un objectif plus grand. Il a été souligné que la décolonisation n’est pas un effacement culturel, mais un processus de libération de la pensée critique, et que l’identité et l’appartenance se construisent à travers le parcours personnel de chacun. La volonté de lutte de la jeunesse a été décrite comme une force essentielle dans la transformation future.


Des messages forts de la présidente du comité d’organisation, Arkan

Dans son discours de clôture, la professeure associée Zeynep Arkan a mis en évidence le pouvoir transformateur de l’éducation en tant que force capable de changer le destin des sociétés. Elle a rappelé la vérité universelle du pouvoir guérisseur de l’éducation en disant : « L’amélioration ne se produit pas seulement entre quatre murs ; elle se poursuit dans la rue, à la maison et au cœur de la société. L’accès d’un enfant à l’école peut changer le destin d’une société entière. » Elle a aussi affirmé que dans de nombreuses régions — de Gaza à l’Ukraine, du Yémen à la Somalie — les enfants vivent des souffrances similaires, et que ce sont encore eux qui portent le poids le plus lourd des guerres et de la pauvreté. Ainsi, l’éducation ne peut être définie comme un simple processus académique, mais comme une porte d’espérance qui transporte l’être humain au-delà de l’obscurité. Arkan a résumé cette idée par ses mots : « L’éducation est la seule voie capable de transporter l’être humain au-delà des peurs, des contraintes et des ténèbres. »

Elle a souligné qu’un pays peut se relever grâce à ses propres ressources, mais que le monde ne devient meilleur que lorsqu’il avance uni, insistant sur le fait que la solidarité internationale fondée sur l’éducation constitue le pilier le plus solide pour améliorer le présent et l’avenir.


Déclarations du président de la Fondation, Mahmut M. Özdil

Mahmut Mustafa Özdil, président de la Fondation Maarif de Türkiye, a fait des déclarations à l’Agence Anadolu concernant la mission éducative de la fondation. Il a précisé qu’ils atteignent plus de 70 000 élèves dans 64 pays et a souligné l’importance historique d’Istanbul en tant que centre d’éducation. Il a déclaré : « En tant que fondation, nous tirons parti de la force historique d’Istanbul pour réunir des universitaires, des décideurs politiques et des praticiens du monde entier afin de discuter des enjeux contemporains de l’éducation. » Özdil a ajouté que le Sommet de l’Éducation d’Istanbul crée une capacité d’élaboration de solutions globales en réunissant des acteurs éducatifs de différents pays, et que la Fondation joue un rôle unificateur dans l’éducation internationale.

Après les discours de clôture, les prix ont été remis aux lauréats des concours de Bonnes Pratiques en Éducation, de Photographie et de Peinture. Le Sommet de l’Éducation d’Istanbul s’est achevé par une photo de famille des participants.